Désert, cultures viticoles et gastronomie

Ica est une oasis fleurie par la rivière qui court dans la vallée, le canal de l’Inca et l’irrigation moderne. La ville, entourée de dunes gigantesques, échappe à la brume côtière et bénéficie toute l’année d’un ciel bleu et du soleil rayonnant.

A l’heure où le Pérou est sous le feu des projecteurs de la nouvelle gastronomie, la région est devenue un incontournable de la « route des vins » péruvienne.
Ica est aussi indissociable du Pisco, la boisson emblématique du Pérou, nom qui signifie « oiseau » en langue Quechua.

 

Intérêts Touristiques

 

L’Oasis de Moron

Perle naturelle encore peu connue des touristes, cette oasis authentique se niche entre plantations de canne à sucre et désert de dunes de sable.

Plus proche de Paracas et Pisco que sa rivale Huacachina, Moron est le point de départ idéal pour une randonnée, une balade en buggy, ou encore une descente en surf des sables ou en paddle !

Les Caves artisanales

On compte plus de 85 caves artisanales dans la vallée d’Ica, dont les plus réputées sont Lazo, Catador, Sotelo, Álvarez Mendoza et Acuache. Le pisco est élaboré de manière traditionnelle grâce aux alambiques datant de l’époque coloniale.

Le domaine Viñas Queirolo

Ouvert au public depuis les années 2010, cet établissement entouré de 400 hectares de vignes est un héritage de la famille Queirolo.

L’hôtel est le lieu idéal pour s’accorder une parenthèse de détente dans un environnement ensoleillé. Au coeur du domaine, de nombreuses activités (VTT, visites du domaine, dégustations de pisco) sont proposées aux voyageurs pour s’initier à la tradition Queirolo, héritée de plusieurs générations de sommeliers.

Un incontournable sur la récente « route des vins » péruvienne !

Ica, histoire et légendes locales

La ville est aussi le lieu d’une légende concernant l’Inca Pachacutec. Il serait tombé amoureux d’une vierge de la vallée d’Ica. Mais la jeune femme ne partageait pas ses sentiments et tous les efforts de séduction de l’empereur ne lui firent pas changer d’avis. Pachacutec, en cadeau d’adieu, décida néanmoins d’amener l’eau courante jusqu’au village de la belle. L’histoire dit que pendant 45 jours, plus de 40 000 hommes de l’Inca furent mobilisés pour creuser le canal principal, Achirana, qui irrigue encore aujourd’hui les cultures de la vallée…

 

Des monastères aux airs de « Far West »

Dès les débuts de la colonisation, les Espagnols, notamment des moines, s’installèrent dans cette vallée fertile. En 1540, Francisco de Carabantes y introduisit des plans de vignes. Différents monastères étaient chargés de produire du vin pour les besoins des offices des églises catholiques du Nouveau Monde.

Ica voit aujourd’hui ses monastères transformés en caves modernes ou en hôtels de caractère. La première ville espagnole de la vallée sait garder une ambiance particulière, et bien différente de celle des régions viticoles françaises. Avec parfois un petit côté « Far West » quand, sous leur large chapeau de paille, les hommes passent entre les rangs des vignes, montés sur leur paso péruvien, fier cheval aux racines andalouses.

L’ancien monastère Santo Tomàs de Villa-Nueva, attire l’œil : sa couleur saumon tranche sur le vert profond des vignes et le bleu limpide du ciel. Depuis la fin du XIXe siècle, la propriété est exploitée par la famille Olaecheas sous le nom de Tacama.

Dès 1924, elle a reçu les conseils d’œnologues français renommés. Ses vins et son pisco sont ainsi vendus chez le célèbre épicier de luxe Fauchon. A Tacama, le pisco est produit à partir d’un seul cépage, le Quebranta. Du pisco pur. Tirant de 38 à 46º, il se déguste, avec modération, nature ou dans un cocktail très populaire : le Pisco Sour.